Mar 20/08 Wesport _ Clifden 123 kms
Ciel mitigé avec un col à passer, mais je suis abrité du vent ce qui rend la montée agréable. A l'inverse du sommet, alors qu'il suffisait de se laisser aller, la descente va se révéler être un véritable calvaire avec de grosses averses et un vent de face qui m'oblige parfois à mettre pied à terre malgré le triple plateau.
Mer 21/08 Clifden - Galway 98 kms
Nuit très ventée avec une sortie en catastrophe de la tente pour ranger les affaires accrochées au vélo qui me sert d'étendoir .
Jeu 22/08 Galway- Limerick 120 Kms
Quasiment une nuit blanche, la tente plantée le plus près possible d'une haie a tremblé toute la nuit, à se demander s'il elle n'allait pas s'envoler avec les bourasques qui s'engouffraient sous la végétation. Lever aux aurores, je rapatrie vélo et matériel à la salle commune .
Il est quasiment à l'abandon, quelques camping-cars occupent les lieux et l'herbe est trop haute pour y planter la tente mais les sanitaires sont corrects et la recharge des portables est possible .
Je m'étais réfugié dans une vieille batisse qui devait être la salle commune du temps de la splendeur du camping quand trois irlandais sont arrivés et m'ont demandé s'ils pouvaient aussi s'installer. Ils ont allumé un feu dans la cheminée pour se réchauffer, m'ont offert une bière puis quand je me suis aperçu de la quantité qu'ils avaient emmenée , j'ai compris que c'était pour la soirée.
Comme il pleuvait toujours, j'ai trouvé refuge dans un container qui sert d'abri au club de cricket local et j'ai mangé le peu qui restait dans les sacoches.
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| Abrité du vent et de la pluie, un palace. |
Ven 23/08 Limerick _ Cork
La journée commence par une très mauvaise surprise, le portable resté aux sanitaires pour recharger ne se rallume plus, il n'a pas résisté à l'humidité ambiante de ces derniers jours.
Je vais passer la matinée sur Limerick à trouver une zone commerciale pour l'achat du portable et le téléchargement des applications indispensables au voyage.
Malgré le temps relativement clément, c'est en train que je rejoindrai Cork et son camping pour lequel un accident de la circulation va m'obliger à un détour.
Sam 24/08 Cork
Dim 25/08 Cork _ Dungarvan
Départ de Cork avec grand soleil pour rejoindre Cobh par une greenway et un bac. Port irlandais des traversées transatlantiques, chaque grande compagnie y avait ses bureaux. Sur l'embarcadère, on y commémore la dernière escale du Titanic avant son naufrage.
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| par le bac, |
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| Traversée du passage West |
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avant d'arrivée à Cobh en plein triathlon Jailbreak. |
Lun 26/08 Dungervan _ Waterford
Avant de quitter le camping, bain de mer dans une
eau froide, avec un couple d'Irlandais pour se donner
du courage
Plus de jeton de douche pour l'eau chaude mais il a bien fallu se dessaler avant de reprendre la route
Une fois la réservation effectuée, le paiement en ligne est refusé. Dixit le service client: avec le nouveau téléphone, j'avais dépassé le quota d'appareils connectés.
Un peu plus loquace que la veille, j'échange avec le cyclo allemand, il prend le même bateau que moi pour se rendre à Bordeaux avec aussi une luxueuse cabine hors de prix, mais après les conditions météo endurées ces 10 derniers jours, c'est largement mérité.
50 kms de greenway, l'ancienne voie ferrée qui reliait Dungarvan à Waterford; itinéraire très emprunté de 7 à 77 ans mais pas d'eurocyclo . Même avec un ciel mitigé, c'est un vrai plaisir.
6 kms pour rejoindre un camping à la ferme mais tout semble à l'abandon et le numéro de téléphone ne répond pas .
Je retourne en ville pour ravitailler et espérer tomber sur un
possible bivouac comme la maison abandonnée à Waterford.
Le temps devenant très menacant et n'ayant rien trouvé, je décide de squatter au camping prècèdent. C'est en insistant que j'y trouve une responsable. Avec l'accord du propriétaire, Bill, un vieux grincheux, je m'installe dans une dépendance et je peux utiliser la cuisine de la ferme.
Mar27/08 Waterford_ Rosslare
La nuit a été reposante malgré le bruit des congélateurs qui se mettaient en route régulièrement , un gros chien qui venait manger ses croquettes et un chat qui me rendait visite.
Certainement le seul client, je n'ai pas regretté ma nuitée dans ce camping malgré le tarif du vieux Bill. Il est tombé des trombes d'eau jusqu'en milieu de matinée.
Dans une station essence d'un village perdu, je retrouve le cyclo allemand de la veille, il monopolise le sèche-linge de la laverie automatique car toutes ses affaires ont pris l'eau dans la nuit. Avec la tente qui s'était envolée dans un arbre la nuit de la tempête de Galway, il se languit aussi de rejoindre le soleil espagnol.
Avec mon collègue allemand, nous ne sommes pas mécontents
d’aller pédaler sous d’autres cieux plus cléments après une semaine de vent de
face et une semaine de mauvais temps. Les paysages ont beau être somptueux et
les gens délicieux, les conditions de randonnée restent difficiles.
La côte occidentale étant faiblement peuplée, l’habitat est
très dispersé et il n’y a quasiment pas de villages à traverser. D’autre part,
la mer reste très éloignée de notre itinéraire et, quand nous la rejoignons,
les petits ports de pêche comme en Cornouailles ou en Norvège sont rares.
Le manque d’équipements rend les choses rapidement inconfortables quand les conditions météo se dégradent : de rares espaces de pique-nique et des abris inexistants, comme de simples abribus, qui offriraient une petite accalmie par temps pluvieux. Puis, quand les campings sont trop espacés, le bivouac est compliqué car la campagne, constituée de pâturages délimités par des murets ou des clotures en fil barbelé, reste difficile d’accès et on ne retrouve pas les « Public Footpaths » qui quadrillent la campagne anglaise et qui présentent aussi une alternative à la route.

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